
L'essentiel au Kenya n'est pas une baisse mais la fin d'un plafond : l'EPRA a supprimé la limite mensuelle de 15 000 kWh du tarif recharge. La pointe coûte 16 shillings le kWh, les heures creuses 8, et cet écart se cumule désormais sur chaque kilowattheure vendu.
L'amendement au barème tarifaire de 2023 a été publié au Kenya Gazette le 18 septembre. Le tarif mobilité électrique lancé en avril 2023 facturait 16 shillings le kWh, 8 en heures creuses, mais plafonnait à 15 000 kWh par mois. Le nouveau cadre retient un seuil de consommation : les volumes au-delà restent sur le tarif réduit.
Le calcul redevient exploitable. Huit shillings en heures creuses contre 16 en pointe, soit 8 shillings d'écart. Un dépôt consommant 20 000 kWh par mois et déplaçant sa recharge en heures creuses économise environ 1,92 million de shillings par an. La demande est réelle : la consommation a progressé de 300 %, de 1,26 à 5,04 GWh.
Trois conséquences pour l'importateur. Les sites cesseront de brider leur débit, donc plus de sites accepteront des flottes électriques. Le coût total de détention redevient chiffrable : le carburant d'un taxi-moto coûte 670 shillings par jour, l'équivalent électrique environ 300. L'achat se joue sur l'accès à la puissance en heures creuses.
Demandez à votre partenaire kényan trois documents : une feuille de coût au kilomètre aux tarifs actuels, la puissance creuse raccordable et le délai de branchement dans votre ville, et un contrat de recharge sans clause de plafond. Faites ensuite tourner un coût de détention sur cinq ans à 0,25 kWh au kilomètre.
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